Les vins volcaniques du monde
17 avril 2026

Les vins du Rhône Septentrional Blancs et rouges

Le jeudi 28 mai 2026

La dégustation est proposée par Hugo Le Panse puis commentée par Cécile Debroas Castaigns pour la séance de l’après-midi.

Quelques commentaires de contexte : 

Toutes les bouteilles, stockées pendant une longue période dans des conditions optimales, ont été placées dans une cave de service, à température adaptée, verticalement, 6 jours avant notre rendez-vous.
Cette dégustation s’est déroulée en deux séances : l’après-midi à 14h puis le soir à 19h30.
Ce compte-rendu détaille les impressions du soir.
Entre autres causes, une aération de 5 heures (dans la bouteille rebouchée en position verticale) peut expliquer les variations dans les appréciations.
Les vins sont dégustés sans présentation à l’aveugle.
Les verres utilisés sont les « Expert » de Spiegelau.

DS : Didier Sanchez – AA : Attila Aranyos – HLP : Hugo Le Panse – CDC : Cécile Debroas Castaigns – EA : Eric Ambiaud

Ordre de dégustation

(Nombre total de dégustateurs : 14)

Série n°1.
  1. IGP des Collines Rhodaniennes : Domaine Georges Vernay « Le Pied de Samson » Viognier 2021

(100% Viognier)

A l’ouverture : DS14 – CDC14,5

Un Viognier aux arômes précis d’abricot frais et de fleurs blanches. L’attaque est franche. La bouche est ample et souple, avec cette texture veloutée caractéristique du cépage. L’acidité est modérée mais suffisante pour apporter un léger élan ainsi qu’un joli équilibre sans sensation de lourdeur. Moins concentré et moins complexe qu’un Condrieu, ce vin présente néanmoins un niveau de qualité supérieur à celui généralement attendu d’une IGP.

Un vin élégant et accessible qui privilégie la justesse et l’équilibre à la puissance ou à la démonstration.

Après 5 heures d’aération : DS14 – AA14 – HLP14 – EA14

  1. Crozes-Hermitage : Domaine Combier « Clos des Grives » 2021

(100% Roussanne)

A l’ouverture : DS15 – CDC15,5

Cette Roussanne présente un nez complexe de poire mûre, fruits jaunes, amande fraîche, fleurs séchées et légères notes épicées. L’attaque est ample et enveloppante. La bouche est riche et texturée, avec une matière généreuse. La fraîcheur est suffisante pour préserver l’équilibre. L’élevage en fût, discret et bien intégré, apporte de la complexité sans dominer le fruit. Une expression particulièrement aboutie de Crozes-Hermitage blanc.

Après 5 heures d’aération : DS15 – AA15 – HLP15,5 – EA14,5

Série n°2.
  1. Saint-Joseph : Domaine Barge « La Ribaudy » 2019

(100% Marsanne)

A l’ouverture : DSED – CDCED

Echantillon défectueux

Après 5 heures d’aération : DSED – AAED – HLPED – EAED

  1. Saint-Joseph : Domaine Bernard Gripa 2019

(80% Marsanne, 20% Roussanne)

A l’ouverture : DS14,5 – CDC15,5

J’ai à priori dévié des sensations de mes collègues sur ce vin que j’ai beaucoup aimé et que j’ai trouvé d’une belle finesse, au nez comme en bouche.
Le nez mêle fruits jaunes mûrs, agrumes confits, nougat, cire d’abeille, avec quelques notes épicées et légèrement lactées. La bouche est ample et harmonieuse, avec une matière dense et satinée. L’élevage est bien intégré et apporte un supplément de complexité sans prendre le dessus sur le fruit. Une jolie amertume apporte du relief, rajoute un peu de fraîcheur et porte les saveurs en finale.
Ce vin m’a marqué par la finesse de sa texture et la qualité de son amertume, dynamisante et salivante.

Après 5 heures d’aération : DS14,5 – AA14 – HLP14,5 – EA14

  1. Condrieu : Domaine Jean Michel Gerin « La Loye » 2019

(100% Viognier)

A l’ouverture : DS16 – CDC16

L’attaque est magnifique, large et enveloppante, sans paraître massive, portée par une texture satinée séduisante. L’abricot mûr, le marqueur classique du Viognier, est bien présent mais il s’efface derrière des notes plus complexes de miel, de fleurs séchées et d’épices douces, apportées par l’évolution. La bouche est ample et soyeuse, avec une matière généreuse qui se déploie largement sur le palais avant de gagner peu à peu en tension et en précision en se resserrant en finale. La charge alcoolique importante (14,5 %) participe à la puissance et au charisme de ce vin. La finale est longue et finement texturée.
Un Condrieu solaire, charnu et sensuel, dont la personnalité allie élégance et charisme.

Après 5 heures d’aération : DS16 – AA15,5 – HLP16 – EA15

Série n°3.
  1. IGP des Collines Rhodaniennes : Domaine Georges Vernay « Fleurs de Mai » Syrah 2021

A l’ouverture : DS12 – CDC(ED)

Le nez est marqué par des notes animales de venaison et de cuir qui masquent en partie le fruit. La bouche est plus expressive et plus nette, avec notamment quelques notes florales de violette. L’acidité est particulièrement marquée et les tanins saillants, donnant au vin un profil austère et peu aimable à ce stade. L’ensemble manque d’équilibre et de maturité dans son expression.
Un vin qui nous a laissé perplexes, tant il diffère du style habituellement associé au Domaine.
Quand on connaît le niveau de précision des vins de Christine Vernay, ces notes ressemblent davantage à la description d’une bouteille atypique plutôt qu’à celle d’une cuvée volontairement conçue ainsi. Cela mérite de regoûter une autre bouteille si l’occasion se présente.

Après 5 heures d’aération : DS11 – AA12 – HLP12 – EA11

  1. IGP des Collines Rhodaniennes : Domaine Jamet Syrah 2021

A l’ouverture : DS15,5 – CDC15,5

Le nez mêle poivre, olive noire, lard fumé et mûre dans un registre précis et généreux, mais sans exagération. L’attaque est suave. La bouche est particulièrement agréable, caressante et une matière souple qui conserve de l’énergie malgré une concentration modérée. Les tanins sont fins et légèrement poudreux. La finale pas particulièrement longue, est fraîche, savoureuse et bien dessinée.
Un vin en mouvement, spontané, dont le charme repose sur l’équilibre entre gourmandise et fraîcheur.

Après 5 heures d’aération : DS15,5 – AA15 – HLP15 – EA15

  1. Côtes du Rhône : Domaine Guillaume Gilles « Les Peyrousses » 2020

A l’ouverture : DS15 – CDC15,5

Un registre un peu plus libre et enlevé, moins « civilisé » sur ce vin dont le nez mêle cerise noire mûre, cassis et notes sanguines. La bouche est plus tendue et moins enrobée que celle des vins précédents. Elle a un dynamisme particulier, un peu fougueux, une belle fraîcheur qui apporte du peps jusqu’en finale. Les tanins sont fins, légèrement poudreux, et participent à la structure bien dessinée. L’ensemble donne une impression de vin peu maquillé, davantage centré sur l’expression du fruit et de l’origine que sur la recherche de rondeur.
Un vin vivant et énergique, avec un côté libre, moins patiné, qui fait tout son intérêt.

Après 5 heures d’aération : DS15 – AA15,5 – HLP16 – EA15,5

Série n°4.
  1. Vin pirate : Côte du Vivarais : Domaine Gallety « Cuvée Spéciale » 2018

(50% Syrah, 50% Grenache)

A l’ouverture : DS14,5 – CDC14

L’expression variétale est moins nette que sur les vins précédents malgré quelques notes agréables (olive noire, notes fumées et fruits rouges). La bouche est gourmande et facile d’accès, avec une acidité nerveuse qui apporte beaucoup d’énergie. L’ensemble donne l’impression d’un vin au caractère peu interventionniste et libre dans son expression. Toutefois, certaines notes déviantes en bouche limitent l’expression du fruit et la persistance aromatique, d’où certaines notes de dégustateurs le qualifiant d’échantillon défectueux (ED).
Un vin intéressant par son énergie, mais qui ne parvient pas à nous convaincre.

Après 5 heures d’aération : DS14,5 – AAED – HLPED – EAED

  1. Crozes Hermitage : Domaine Combier « Clos des Grives » 2021

A l’ouverture : DS16 – CDC16

Le nez est intense et immédiatement typé Syrah, sur des notes de violette, de poivre noir, de bacon. L’élevage en chêne est encore perceptible mais s’intègre à cette aromatique très expressive. L’attaque est juteuse et gourmande. La bouche présente une matière fluide, portée par une acidité élevée qui apporte beaucoup de fraîcheur et de dynamisme. L’intensité aromatique se développe encore davantage en bouche, renforçant cette impression de vin en mouvement. Les tanins sont fins et bien intégrés. La finale est juteuse et savoureuse.
Un vin particulièrement séduisant par son énergie, sa gourmandise et la franchise de son expression.

Après 5 heures d’aération : DS16 – AA15,5 – HLP16 – EA16

  1. Saint-Joseph : Domaine Barge « Clos de la Ribaudy » 2018

A l’ouverture : DSED – CDCED

Le nez présente des notes animales dominantes d’écurie, de transpiration de cheval et de venaison généralement associées au brettanomyces, malgré des arômes de fruits noirs, de réglisse et de graphite en arrière-plan. Les tannins sont relativement asséchants et la finale austère et peu expressive.
L’échantillon a été considéré comme défectueux par l’ensemble des dégustateurs, ce qui ne permet pas d’évaluer de manière fiable la qualité de ce vin.

Après 5 heures d’aération : DSED – AAED – HLPED – EAED

Série n°5.
  1. Saint-Joseph : Domaine Chave 2020

A l’ouverture : DS16,5 – CDC17

A l’ouverture, le nez est plutôt discret et sombre, avec une expression retenue de fruits noirs, d’herbes sèches et d’épices. Une belle complexité contenue semble néanmoins se dessiner petit à petit à l’aération. La bouche offre un tout autre visage : dense et tendue, elle est traversée par une belle énergie qui porte le vin tout au long de la dégustation. La matière est fine, avec une texture soyeuse et légèrement poudreuse. L’ensemble est dynamique, long et parfaitement construit, sans jamais chercher la démonstration, mais avec une assise profonde et assurée.
Un vin sérieux et charismatique, dont l’énergie semble la principale signature.

Après 5 heures d’aération : DS16,5 – AA17,5 – HLP17 – EA16,5

  1. Côte-Rôtie : Domaine Barge « Les Côtes » 2020

A l’ouverture : DS16 – CDC16

Le nez est encore un peu fermé et austère à ce stade. En bouche, la matière est dense mais fine, la texture douce et soyeuse, sans rechercher la puissance. Une belle fraîcheur accompagne une finale longue marquée par le graphite.
Une Côte-Rôtie de dentelle, dont l’élégance repose avant tout sur la finesse et la qualité de sa texture. 2/3 ans d’évolution peuvent peut-être le révéler.

Après 5 heures d’aération : DS15,5 – AA14 – HLP15 – EA14,5

  1. Cornas : Domaine Alain Voge « Les Vieilles Vignes » 2020

A l’ouverture : DS(16,5) – CDC17

La robe est profonde. Le nez associe notes fumées, fruits noirs mûrs et élevage encore très marqué, qui apporte une certaine froideur, austérité, et nous a fait évoquer le bordelais. La bouche révèle davantage la personnalité du vin : la matière est ample, charnue, veloutée, avec une concentration importante mais soutenue par une belle fraîcheur qui apporte du dynamisme et de la buvabilité. Les tanins sont abondants et denses, de belle qualité. La finale est longue, sur des notes de graphite, de violette et d’épices. L’ensemble possède beaucoup de profondeur, de longueur et de charisme.
Un Cornas impressionnant, bâti pour la garde, encore jeune et en devenir, dont le potentiel paraît impressionnant, contrairement à son accessibilité.

Après 5 heures d’aération : DS(16,5/17) – AA15 – HLP16+ – EA15

Série n°6.
  1. Côte-Rôtie : Domaine Georges Vernay « Blonde du Seigneur » 2020

A l’ouverture : DS17 – CDC17

Le nez mêle pivoine, poivre, olive noire, fumée et notes minérales avec beaucoup de précision. La bouche est à la fois fine, élancée, dynamique et parfaitement équilibrée. La texture est très sensuelle. La finale est particulièrement longue sur des notes graphitées et salines où persiste une sensation tactile qui fait vibrer le vin jusqu’au bout.

Une Côte-Rôtie tactile et vibrante, de grande classe, qui allie profondeur, énergie et raffinement avec beaucoup de naturel.

Après 5 heures d’aération : DS17 – AA17,5 – HLP17,5 – EA16,5

  1. Cornas : Domaine Guillaume Gilles 2019

A l’ouverture : DS16,5 – CDC17

Le nez est intense et particulièrement expressif, sur des notes de cerise mûre, de fraise, de terre fraîche et quelques nuances savoureuses qui lui confèrent une grande personnalité, généreuse. Une légère note évolutive apparaît à l’aération mais n’altère pas l’impression générale de fraîcheur. L’attaque est suave, puis le vin gagne rapidement en énergie. La bouche allie profondeur et dynamisme avec beaucoup de naturel. La matière est ample mais conserve une tension inhabituelle pour un Cornas, apportant fraîcheur et allonge. L’ensemble apparaît libre dans son expression, sans jamais manquer de précision.
Un Cornas singulier, authentique et « vivant », dont le charme repose sur son énergie et sa personnalité.

Après 5 heures d’aération : DS17 – AA17 – HLP17 – EA17

  1. Côte-Rôtie : Domaine Stéphane Montez « Fortis » 2019

A l’ouverture : DSED – CDCED

La robe apparaît évoluée pour le millésime. Le nez est dominé par des notes de soja et d’évolution qui masquent largement l’expression aromatique du vin. La bouche laisse néanmoins entrevoir une matière profonde et une grande douceur de texture, suggérant un vin de belle qualité à l’origine.
Échantillon jugé défectueux.

Après 5 heures d’aération : DSED – AAED – HLPED – EAED

Série n°7.
  1. Côte-Rôtie : Domaine François Villard « La Brocarde » 2018

A l’ouverture : DS16 – CDC16

Le nez est encore relativement retenu, mais laisse apparaître des notes fumées, graphitées et épicées d’une belle finesse. L’attaque est profonde et vive à la fois, la chair délicate. L’élevage accompagne la structure avec beaucoup de justesse et contribue à la longueur sans masquer l’expression du fruit. La texture est fine, la chair subtile. Des notes graphitées et minérales prolongent les saveurs dans une longue finale salivante. L’ensemble allie profondeur, fraîcheur et élégance avec beaucoup de naturel.
Une Côte-Rôtie raffinée et délicate, plus portée sur sa texture fine que sur la longueur et la puissance.

Après 5 heures d’aération : DS16 – AA16 – HLP16,5 – EA16

  1. Côte-Rôtie : Château d’Ampuis (Guigal) 2017

A l’ouverture : DS15 – CDC15,5

La robe est très profonde. Le nez est dominé par un élevage encore marqué, avec des notes de vanille, d’épices douces et de graphite qui rappellent davantage certains grands vins bordelais que l’expression classique de la Syrah. La bouche est ample, charnue, veloutée et sensuelle, avec des tanins parfaitement polis. Quelques notes d’évolution commencent à apparaître et ajoutent de la complexité. L’ensemble est bien construit, mais l’élevage tend encore à prendre le dessus sur l’expression de la Syrah.
Un vin de belle qualité, ayant une approche internationale (sans voulant être péjorative), c’est à dire dont la personnalité est davantage marquée par son élevage que par son origine.

Après 5 heures d’aération : DS15 – AA15 – HLP15 – EA15

  1. Cornas : Domaine Clape 2018

A l’ouverture : DS17,5 – CDC17,5

Certainement le plus « baroque » et le plus charismatique de la soirée.

Le nez présente un caractère sauvage et animal affirmé, accompagné de notes fumées et d’une légère touche volatile apportant du relief et de la complexité sans apparaître dominante. L’expression aromatique privilégie davantage le registre « savoury » et terrien que la pureté du fruit. La bouche est puissante et structurée, avec une matière dense. Le caractère et l’authenticité prime sur la recherche de perfection formelle.
Cerise sur le gâteau, le vin parvient à conserver une personnalité forte tout en affirmant clairement son identité de Cornas traditionnel.
Un Cornas de caractère, sauvage et authentique, avec une personnalité très affirmée.

Après 5 heures d’aération : DS17,5 – AA18 – HLP18 – EA17,5

Conclusion sur les impressions après 5 heures d’aération

Cette dégustation a confirmé à quel point le Rhône septentrional demeure l’un des grands terroirs de Syrah et de vins blancs de caractère du monde. Au-delà de la qualité intrinsèque des vins dégustés, plusieurs tendances fortes se dégagent.
Tout d’abord, les vins apparaissent aujourd’hui plus précis et plus frais que ceux que nous dégustions il y a vingt ou trente ans (Didier Sanchez). Les blancs, notamment, semblent moins marqués par l’évolution oxydative précoce qui caractérisait parfois les générations précédentes. Les robes restent plus claires, les équilibres plus tendus, les textures moins grasses et les expressions aromatiques plus nettes. Cette évolution reflète probablement des vinifications plus protectrices, une meilleure maîtrise technique et une recherche de maturités plus justes.
Les rouges partagent également cette recherche de précision. Malgré des niveaux de concentration souvent élevés, les vins sont restés digestes et particulièrement agréables à déguster. La fraîcheur naturelle de la Syrah septentrionale apporte une énergie qui évite toute sensation de lourdeur ou de fatigue.
La hiérarchie des appellations est également apparue de façon assez nette. Si Crozes-Hermitage et Saint-Joseph ont offert plusieurs très belles bouteilles, les Cornas et les Côte-Rôtie ont généralement montré davantage de densité, de profondeur et de longueur de bouche.
Plusieurs vins ont illustré ce supplément d’âme que procurent les grands terroirs du Rhône nord : davantage de nuances, de finesse, de précision et de persistance que l’on retrouve rarement dans les Syrah produites ailleurs dans le monde.
Parmi les vins les plus marquants, plusieurs bouteilles se sont distinguées par leur personnalité et leur niveau d’accomplissement : le Saint-Joseph Chave pour son équilibre et son énergie, la Côte-Rôtie Blonde du Seigneur pour sa précision et son raffinement, le Cornas Vieilles Vignes d’Alain Voge pour sa profondeur, ainsi que les Cornas de Guillaume Gilles et de Clape, deux expressions très différentes mais particulièrement convaincantes de l’appellation.
Et puis, au-delà des grands classiques attendus de la dégustation, l’une des découvertes de la soirée fut sans doute celle des vins de Guillaume Gilles. Leur caractère vivant, leur liberté d’expression et leur énergie particulière ont apporté une lecture différente du Rhône septentrional, moins policée mais vibrante.
Enfin, cette dégustation rappelle que le Rhône nord possède une identité unique. Même en l’absence de quelques références majeures de l’Hermitage, la dégustation a montré combien ces terroirs savent conjuguer concentration, fraîcheur, complexité et buvabilité. Des vins de caractère, et des vins qui parlent immédiatement. Au terme de cette dégustation, le sentiment dominant était finalement tout simple : nous nous sommes régalés.