Horizontale Bordeaux 2004
25 octobre 2007
Espagne : La Rioja
14 décembre 2007

2007_12_10 Voyage en Rhône Nord photos

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Club toulousain IN VINO VERITAS

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Voyage en Rhône Septentrional

 

Du 10 au 12 décembre 2007

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Commençons par remercier chaleureusement les producteurs qui nous ont si cordialement reçus. Nous leur adressons nos remerciements les plus vifs pour les moments (de découverte, de convivialité, de plaisir…) passés en leur compagnie.

Participants : Didier Sanchez (DS), Pierre Citerne (PC), Laurent Gibet (LG) et Miguel Sennoun (MS)

 

Didier Sanchez s’est chargé de l’organisation du voyage, à partir d’un choix de domaines commun. Ce « carnet de route » de notre séjour a été écrit par Pierre Citerne et Laurent Gibet.

 
Les domaines que nous avons visités :
 
 
  1. Domaine Vincent Gasse (Côte-Rôtie)
  2. Domaine Jamet (Côte-Rôtie)
  3. Château Grillet
  4. Domaine Clape (Cornas)
  5. Domaine Jean-Louis Chave (Hermitage)
  6. Domaine Alain Verset (Cornas)
  7. Domaine Thierry Allemand (Cornas)
  8. Domaine Raymond Trollat (Saint-Joseph)
 
 
 

NOTES ET COMMENTAIRES SUR LES VINS DEGUSTES

 

Les domaines sont cités dans l’ordre des visites effectuées, et les vins commentés et notés selon le barème du club fourni dans ce document, dans l’ordre de leur dégustation.

Nous sommes conscients du caractère éminemment subjectif de la dégustation, de la complexité du vin en tant qu’objet de plaisir et objet de culture. Nous tenons à ce que les commentaires et les notes soient considérés comme des repères ponctuels et personnels, dont le but est de structurer notre mémoire, en aucun cas comme des jugements de valeur visant à exprimer une hiérarchie ou des certitudes. Le style parfois assez télégraphique des descriptions s’explique par une volonté des ne pas trop nous éloigner des notes prises sur le moment, de ne pas trop broder sur la perception fugace, fragile, d’une réalité capricieuse.

1 – Domaine Vincent Gasse (Côte-Rôtie).

Commentaires de Pierre Citerne

Nous avons d’abord goûté des 2006 sur fût, vinifiés par Stéphane Othéguy, qui reprend le domaine ; une cuvée « clonale » assez légère mais au fruit bien dégagé, une cuvée « massale » plus structurée, vive, avec une petite raideur végétale pas désagréable. Des vins qui semblent tout à fait dans la lignée de ceux de Vincent Gasse, francs, sveltes, digestes, proches du terroir.

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie « Vieilles Vignes » 2002 :

Notes : DS13 – PC13,5 – LG14 – MS14 .

– Robe bien colorée pour l’année ! Nez assez plat, diffus ; la bouche tient cependant relativement la route, maigrelette mais fruitée, avec une bonne tension.

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie « Sophia » 2001 :

Notes : DS14 – PC(13,5/14) – LG15 – MS14,5.

– Jolie teinte rubis veloutée ; le nez reste timide, semble même un peu éventé, alors que la bouche montre au contraire un beau relief harmonieux, plein de vie, une franche saveur de fruits rouge et de viande fraîche.

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie « Vieilles Vignes » 2001 :

Notes : DS16/16,5 – PC16+ – LG16 – MS16,5.

– Robe assez dense ; nez sur le fruit, discret mais profond et surtout très « nature », sans aucune ostentation ; matière à l’avenant : franche, structurée, juteuse, sans fard.

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie « Sophia » 2003 :

Notes : DS14,5 – PC15,5 – LG15 – MS15.

– Robe riche, plus saturée que celles du 2001. Nez flatteur, expressif, joyeux bouquet d’où l’on peut faire ressortir la mûre écrasée, l’olive noire, la violette ou la rose… Belle saveur sensuelle dans une bouche toute en largeur et en rondeur, mais sans mollesse.

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie « Vieilles Vignes » 2003 :

Notes : DS15,5 – PC15,5/16 – LG15,5 – MS16.

– Robe rouge, intense, pimpante, très belle ; nez dense, intense, fumé, terrien ; matière pleine, tannique, vigoureuse et solaire, avec une certaine rugosité ; stylistiquement ça pourrait se rapprocher d’un Cornas…

 

Domaine Vincent Gasse Côte-Rôtie 1990 :

Notes : DS16,5 – PC16/16,5 – LG16,5/17 – MS17.

– Robe dépouillée, tendre, mais encore très vivante, sans orangé. Bouquet déployé mais subtil, tabac, encens, pierre chaude… également marqué par une tonalité végétale insistante (petit pois, asperge). Matière svelte, déliée, encore très alerte, porteuse de profondes saveurs terriennes, minérales, fumées, herbacées. Un beau vin mature ancré dans son terroir.

 
2 – Domaine Jamet (Côte-Rôtie).

Commentaires de Laurent Gibet

On retrouve avec bonheur les grands vins de la maison Jamet, hédonistes et gourmands.

Une verticale complète sera proposée au club IVV en 2008.
 

Domaine Jamet Côtes-du-Rhône blanc 2006 :

Notes : DS14 – PC14,5 – LG14 – MS14.

60% marsanne, 30% viognier, 10% roussanne.

Je ne connaissais pas ce blanc du domaine. Au nez, c’est l’expressivité du viognier qui est manifeste, avec ses notes nettes mais un peu languissantes, musquées et fleuries de guimauve, de pêche, d’abricot, de menthe. Bouche dense, corsée, capiteuse, roborative, un peu trop empesée. Je crois que le domaine veut augmenter le pourcentage de Roussanne (pour vivifier le vin).

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2006 :

Notes : DS16 – PC(15,5/16) – LG15 – MS15.

Lancement (parcelle granitique). Echantillon tiré sur fût. Style maison : fruit doux (framboise, mûre), floral (violette), zan. Tendresse et une certaine rondeur (surtout si l’on compare aux vins de Vincent Gasse).

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2006 :

Notes : DS16,5 – PC(16/16,5) – LG15,5 – MS16.

Echantillon tiré sur fût (représentatif de l’assemblage final, selon notre hôte). On sent l’impact de la vendange entière (notes habituelles – pour ce domaine – de rafle, participant de la complexité d’ensemble). Olfaction rutilante : fruits (cassis, mûre), épices, fleurs (violette, iris), viande rôtie, le tout emballé comme il se doit dans un bel ensemble réglissé. Très belle étoffe sensuelle, charnue, parfaitement balancée Jamet.

Domaine Jamet Côte-Rôtie Côte Brune 2006 :

Notes : DS17,5 – PC17+ – LG17 – MS17.

Echantillon tiré sur fût. Plus de sensation boisée que dans la cuvée de base. Odeurs émoustillantes envisagées et multiples : confiture de fruits noirs (cassis en tête), lard fumée, tapenade, cigare, fumée. Complexe gustatif sanguin, charnu, tout en vitalité.  Il est résolument orienté plaisir, déluré, généreux dans cette trame dense qui allie mâche et chair onctueuse.

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2005 :

Notes : DS16,5/17,5 – PC(16) – LG16,5+ – MS16.

Expression plutôt réservée, austère, assez solaire (un peu comme à Cornas), avec un fruit très mûr signant le millésime. Senteurs de myrtille dans un puissant fond réglissé. Bouche corpulente, vivante, particulièrement tannique. Massivité juteuse pour une cuvée athlétique (c’est le millésime qui veut cela), avec autant de poigne que dans la Côte Brune 2006.

Domaine Jamet Côte-Rôtie Côte Brune 2005 :

Notes : DS17+ – PC(???) – LG17+ – MS16,5+ .

Nez « noir » encore moins délivré (cassis, réglisse, minéral, suie) que dans le cas de la cuvée normale. Renforcement de la sensation boisée (résine). Expression verrouillée, incroyablement carrée. Un vin d’attente, charpenté, vraiment peu onctueux pour le coup (comme le veut le style hédoniste des vins du domaine, fuyant la démonstrativité tannique qui serait seule garante de potentiel). Il possède assurément une sacrée rigidité (comme de nombreux vins de ce millésime). Cette raideur peut sembler s’accompagner d’une certaine sécheresse pour une partie des dégustateurs présents (pour moi, le vin reste relativement salivant et devrait bien évoluer, mais il faudra probablement l’attendre très longtemps).

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2004 :

Notes : DS16,5 – PC15,5 – LG16,5 – MS16.

Arsenal aromatique maison, captivant, débridé sur ce millésime : olive, pain d’épices, fleurs, réglisse. Bouche fine, longue, suave. Droiture et précision d’une très belle Côte-Rôtie.

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2001 :

Notes : DS17/17,5 – PC16+ – LG16,5 – MS16,5.

Joli nez grillé, minéral, fruité, en réserve. Bouche typée, élégante (belle astringence), d’une grande fraîcheur. Serré et juteux, raffiné, avec cet arc végétal lié au principe de vinification en grappes entières. Le vin reste pour l’instant plutôt muré.

Domaine Jamet Côte-Rôtie 2000 :

Notes : DS17,5 – PC17 – LG17 – MS17.

Notes végétales très favorables (des vertus de la rafle)  composant un magnifique trait de vert très chic et très tonique (comme pour les pinots noirs de Dujac). Sanguinité pour un panel aromatique dopant mêlant des notes variées : cassis, café vert, épices (genièvre), orange sanguine. La matière est parfumée, sapide (pulpeuse), fine (sveltesse), désaltérante, volante. Savoureux et à l’évidence signée. Gourmandise immédiate et retenue (potentiel). Plus parlant que le 2001 (à attendre). Déjà bu à ce haut niveau de plaisir en juillet 2006, à satiété, en évidence (à la manière du Chambolle Cras 2001 de Roumier).

 
3 – Château Grillet.

Commentaires de Laurent Gibet

Après les 2 verticales déroulées en 2007, Grillet confirme sa race exceptionnelle, à nulle autre pareille.

Château Grillet 2005 :

Notes : DS16,5 + – PC17 – LG15,5+ – MS16,5.

Dégusté au domaine en « sachant » le vin (et en observant couler le Rhône). Nez délicat : fleurs, guimauve, bel écho fruité (abricot, pêche), amande, minéral, calament, citron confit en saumure, verveine. Bouche de belle constitution, robuste mais fine, bien entendu très réservée (en l’état un peu triste, ingrate). Colonne acide intraitable et sensation saline accentuée en finale après un déroulement très long. Assurément un vin de connaisseur produit sur ces terrasses granitiques exposées Sud … (mais une vision dantesque sur la chimie rhodanienne et plus loin l’industrie nucléaire).

 

A peine rentrés sur Toulouse, nous avons gouté les 2 derniers millésimes à la vente : (Le 20/12/2007)

A l’ouverture :

Château Grillet 2004 : 14,5/20 – 20/12/07

Notes : DS15,5/16 – PC15 – LG14,5 – MS14,5+.

Nez hésitant, légèrement boisé, sans perception soufrée notable, entre marsanne et viognier. Ce dernier prend progressivement le dessus et propose, en mode mineur, ses senteurs habituelles : abricot, rose, guimauve, menthol (un petit côté chewing-gum). En bouche, beau toucher, un peu d’alcool (allure benoîte) et relative fadeur. Le vin, variétal, apparaît comme un Condrieu assez classique, un peu flasque. 14,5/20

Après 4 heures d’aération :
Château Grillet 2004 :

Notes : DS17,5 – PC(Non noté) – LG17 – MS(Non noté).

Nez nettement complexifié, plus « Grillet » : réglisse, huître, fond discret de fleurs et d’abricot. Longueur et structure manifestes. Ce sursaut aromatique et structurel est assez inouï.

A l’ouverture :
Château Grillet 2003 :

Notes : DS17,5+ – PC18 – LG17+ – MS17,5+.

Le vin s’exprime en beauté, comme un Hermitage de chez Chave (il a au passage moins de viscosité et de chaleur que le Chave blanc 2003, très spiritueux, bu lors de la verticale de mai 2007). Tout en parfums de surmaturité, en affabilité, large (huileux), profond, grillé (justement), il décline dans une palette aromatique complexe et raffinée des senteurs de grande classe : guimauve, pêche, épices, fruits secs, fleurs blanches subtiles, menthe, citron …

Finesse et longueur suite à une reprise minérale, saline, amère aussi discrète qu’efficace dans une finale séveuse, ample, allongée. Enorme potentiel décelable.

Après 4 heures d’aération :
Château Grillet 2003 :

Notes : DS19+ – PC(Non noté) – LG19 – MS(Non noté).

Le vin ne lâche rien et a même encore progressé. Le nez, toujours aussi brillant et complexe, gagne des senteurs d’amande fraîche, de rose, de réglisse. On y trouve une matière d’une grande densité, d’une immense saveur saline et réglissée, sans aucune lourdeur, très rémanente (la sérénité et le développement d’un Montrachet …). Le viognier plastique, en acmé, littéralement extraordinaire.

Ce 2003 au poids gustatif hors norme laisse sur le palais une empreinte assez indélébile. En lien avec la verticale et la visite au domaine, il me procure une grande émotion gustative !

 
4 – Domaine Clape (Cornas).

Commentaires de Pierre Citerne

 

Parmi les six échantillons de Cornas 2006 que nous avons goûtés sur foudre, je retiendrais la finesse, la vivacité et la profonde minéralité du vin issu de la Sabarotte (ex Noël Verset), ainsi que la profondeur, le moelleux des vieilles vignes de Reynard. Au vu de ses composants, la cuvée finale 2006 promet d’être expressive, intense et peut-être plus gourmande que 2005.

 

Domaine Clape Côtes du Rhône 2006 :

Notes : DS14 – PC14,5 – LG14 – MS(Non noté) .

– Du fruit, du plaisir, une belle et franche saveur de cerise épicée, charnu, onctueux même.

 

Domaine Clape Cornas Renaissance 2005 :

Notes : DS14,5 – PC14,5 – LG16 – MS15.

– Nez mûr, compact, sudiste (mûre, pain d’épices, terre battue) ; matière veloutée, chaleureuse, coulante et veloutée mais avec un retour tannique un peu brusque.

 
Domaine Clape Cornas 2005 :

Notes : DS16,5/17 – PC(16)+ – LG17 – MS17 .

– Dense, puissant ; nez « grillé » et matière profonde, très tannique (sécheresse ?). On est bien dans l’esprit « viril » du millésime.

 
Domaine Clape Cornas 2004 :

Notes : DS15,5 – PC15,5/16 – LG16,5 – MS16.

– Du fruit, une certaine tendresse dans la chair, de la fraîcheur, un poil de verdeur aromatique ; la structure tannique reste bien présente.

 
Domaine Clape Cornas 2002 :

Notes : DS14 – PC14,5 – LG14 – MS14.

– Bonne couleur. Nez léger, herbacé, mais propre et attirant, avec un fruit un peu alangui et suret évoquant un guignolet… La bouche est présente, mince, vive, avec des tannins qui font saillie.

 
Domaine Clape Cornas 2000 :

Notes : DS16,5 – PC16,5 – LG16,5 – MS17.

– Merveilleux nez de brique chaude, de tabac frais, d’épices. Très fruité, fin, gourmand, chair suave, tannins intégrés, plus sages que dans les vins précédents. Un millésime qui s’est toujours bien goûté.

 
Domaine Clape Cornas 1999 :

Notes : DS17 – PC16,5 – LG17 – MS16,5.

– Robe jeune ; nez encore serré, profond, fruits noirs et nuances balsamiques, camphrées (genièvre) ; matière elle aussi très jeune, puissante, serrée : allonge, tonicité et forte charge tannique. Longtemps muet, ce vin concentré commence tout doucement à s’entrouvrir…

 
Domaine Clape Cornas 1998 :

Notes : DS15 – PC15 – LG(15) – MS(Non noté).

– Un peu poussiéreux, austère, linéaire, mais de bonne constitution, droit.

 
Domaine Clape Cornas 1996 :

Notes : DS16 – PC15,5 – LG15,5 – MS15,5.

– Robe vive ; le nez commence à exprimer un bouquet fondu, très typé, un peu végétal (petit pois), mentholé, fumé (thé fumé), finement animal aussi. Bouche mince, acidulée, mais il y a un joli grain et la chair est agréablement déliée.

 
5 – Domaine Jean-Louis Chave (Hermitage).

Commentaires de Laurent Gibet

 

De grands vins dégustés dans ce domaine magnifique. Moins immédiatement charmeurs que ceux de Jamet mais d’une race et d’un potentiel admirables.

 

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage blanc Péléat 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG16,5 – MS(Non noté).

Expressivité typée, parfumé (abricot mentholé), gras. Long, fin, capiteux (soupçon de Co2). De la tension.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage blanc Rocoules 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG16,5 – MS(Non noté).

Assez replet, précis, mentholé. Un peu plus tendu que Péléat selon notre hôte.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage blanc Ermite 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG15,5 – MS(Non noté).

Epais, persistant. Guimauve, menthe, fleurs. Une parcelle donnant un vin un peu plus lourd peut-être. Un peu moins mûr ?

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage blanc Maison Blanche 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG15 – MS(Non noté).

Ressemble plus à un Condrieu en raison de ses arômes affriolants (abricot, rose, poire). Délicatesse florale, texture plus huileuse. Prégnance pour une silhouette un peu plus alanguie. Un vin digne des mille et une nuits.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage blanc 2005 :

Notes : DS17+ – PC17 – LG16+ – MS16,5.

Délicat, fleuri, riche, large et fin en même temps. Flaveurs de pêche, d’abricot, de miel, de verveine, de menthol. Capiteux, presque tannique avec une amertume magnifique et une finale légèrement saline.

Domaine Jean-Louis Chave St-Joseph 2006 :

Notes : DS(Non noté)  – PC(Non noté) – LG15,5 – MS(Non noté).

Moyenne sur 2 lots, le second s’avérant plus replié sur lui-même que le premier. Fruité, floral (ris), croquant, épicé (poivre), sans aucune rusticité. Notes gourmandes d’olive, de cassis, de réglisse. Gros jus frais et pur ; gouleyance d’une simplicité dynamisante. Nulle distance entre le vin et le dégustateur.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage rouge Beaumes 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG16 – MS(Non noté).

Réduction. Fruit enchâssé dans un ensemble balsamique (cade, cèdre). Profond, juteux, charpenté mais finesse préservée.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage rouge Mortines 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG16,5 – MS(Non noté).

Une parcelle sur l’Ermite. Fruit profond (cassis). Ciselé, élancé, fin, frais, un poil plus tannique que Beaumes.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage rouge Péléat 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG17 – MS(Non noté).

Réduction. Gros cassis, épices. Grande présence parfumée, plus chaleureuse. Démonstratif et hiératique pour cette cuvée qui livre beaucoup.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage rouge Méal 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG15,5 – MS(Non noté).

Boisé plus en avant pour un fruit plus effacé. Sanguin, un peu recroquevillé. Un peu moins de verticalité ?

Domaine Jean-Louis Chave Bessards 2006 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG17,5 – MS(Non noté).

Nez personnel, grillé, oriental, puissant qui délivre des notes de bourgeon de cassis, de fruit épicé (myrtille, mûre). Fond minéral intense, complétude, précision (une parcelle qui pourrait s’auto-suffire mais qui bénéficiera du partenariat d’autres parcelles, avec leurs caractères organoleptiques propres). Ce vin fort est à la fois austère et plaisant, de haut niveau.

Domaine Jean-Louis Chave 2005 :

Notes : DS17,5- PC17+ – LG17,5/18 – MS17,5.

Gros fruit noir imposant, pointe végétale sublime (trait de syrah, comme chez Jamet), minéral impressionnant, épices. Un vin viril, carré, intégral, à la masse tannique imposante mais parfaitement dosé. Insondable et très long.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage 1995 :

Notes : DS18 – PC18 – LG18 – MS17.

L’évolution (toute relative) compose un ensemble des notes caractérisées, austères et profondes, de suie, de tapenade, de minéral, d’encre, de réglisse. Bouche impérieuse, dotée d’une sûre acidité de soutien. L’expression est racée (netteté des goûts, cohérence de la trame), puissante mais fine, très rémanente. Sa « fluidité remarquable » (sans l’obstacle tannique propre au millésime) et son charme floral en font un vin de grande garde, de plaisir également.

Domaine Jean-Louis Chave Hermitage Cathelin 1991 :

Notes : DS19 – PC18,5 – LG19 – MS19.

Imposant bouquet de syrah complexe, giboyeux, sanguin, radieux : cerise, framboise, violette, tabac, truffe, zan, fumée, orange, savon d’Alep (laurier/olive). La beauté du diable pour cette essence de syrah, au fruit énorme, dense mais semblant comme en suspension (finesse et longueur pour un vin que l’on garde longtemps en bouche). L’intégration d’ensemble est époustouflante et particulièrement jouissive (malgré une certaine réserve austère). Un très grand vin, monumental.

 
 
6 – Domaine Alain Verset (Cornas).

Commentaires de Pierre Citerne

 

Nous découvrons les vins du neveu de Nöel Verset, qui exploite à mi-temps un tout petit domaine. Deux échantillons de 2006 présentent une structure légère, un fruit cohérent, frais, très marqué par des arômes de cassis, arômes que l’on retrouve sur deux autres échantillons de 2005 encore en demi-muids, davantage marqués par le bois et qui pâtissent d’une structure commençant à sécher dangereusement.

 
Domaine Alain Verset Cornas 2005 :

Notes : DS13,5 – PC14/14,5 – LG13,5/14 – MS(Non noté).

– Couleur soutenue ; nez de cassis ; matière sanguine, étroite, tannique mais fruitée, fin de bouche fraîche.

 
Domaine Alain Verset Cornas 2004 :

Notes : DS12,5 – PC12 – LG13 – MS(Non noté).

– Robe un peu plus tendre ; nez de cassis, avec un boisé malgracieux ; bouche manquant de chair, dissociée, acidité agressive et alcool trop présent.

 
 
7 – Domaine Thierry Allemand (Cornas).

Commentaires de Laurent Gibet

 

Thierry Allemand continue à produire dans son nouveau chai perché en nid d’aigle au sommet de la colline de Cornas des vins entiers, généreux, vitaux.

 
2006 :
Petit terroir 2006 : 14,5

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG14,5 – MS(Non noté).

Terroir « mécanisable ». Du fruit, de la vitalité, belle maturité

Téziers jeunes vignes (Chaillot) 2006 : 15

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG15 – MS(Non noté).

Caractère fruité, corsé, vivace. Belles accroche et tenue.
Renard 2006 : 16

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG16 – MS(Non noté).

Fruit intense (mûre), profondeur accrue, encre, minéral.
Domaine Thierry Allemand Cornas Chaillot 2005 :

Notes : DS16,5 – PC16/16,5 – LG16,5 – MS(Non noté).

Nez charmeur, très corsé, bien mûr : il exprime de belles senteurs dynamisantes de fumée, d’olive, de myrtille, d’encre, d’orange, d’épices diverses sans oublier les raisins secs. On retrouve en bouche la charge tannique spécifique du millésime. Elle est à poigne, complète, opulente, encore assez brute. Tannins globalement bien insérés.

Domaine Thierry Allemand Cornas Reynard 2005 :

Notes : DS17 – PC16/16,5 – LG17 – MS(Non noté).

Nez profond mais aguicheur, sensiblement rôti, aux inflexions balsamiques, alignant des notes d’encre, de noyau de pêche, de cerise. Les vieilles vignes produisent sans surprise une grosse matière sur la réserve qui n’oublie pas la fraîcheur. Un athlète de longue garde à coup sûr, baraqué, aux tannins salutairement bien intégrés dans une matière à la concentration impressionnante.

2007 :
Pigeonnier 2007 :
Notes : DS(Non noté)  – PC(Non noté) – LG(14) – MS(Non noté).

Pointe gazeuse résiduelle. Belle attitude, viandé, un brin végétal (petit pois frais).

Chaillot 2007 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG(15,5) – MS(Non noté).

Grillé, végétal (asperge). Supplément d’impact tannique et minéral
Téziers 2007 :

Notes : DS (Non noté) – PC(Non noté) – LG(16,5)  – MS(Non noté).

Corsé, plein, minéral. Puissance fine.

Barret Goumet (VV sur Pigeonnier) 2007 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG(16) – MS(Non noté).

Bien mûr, charnu, avec un potentiel appréciable. Pensé « volatile » mais Thierry Allemand décrète « acescence ».

Téziers VV 2007 :
Notes : DS(Non noté)  – PC(Non noté) – LG(16) – MS(Non noté).

Notes de tapenade. La présence de gaz contribue à assécher un peu cette cuvée paraissant moins minérale.

VV 2007 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG(16,5) – MS(Non noté).

Frétillant, vital, fruité, complet.
Geynale 2007 :

Notes : DS(Non noté) – PC(Non noté) – LG(15,5/16,5) – MS(Non noté).

Supplément de muscle, de présence alcoolique. Animal, viril, avec de la mâche. Sensation d’un fruit plus confit et peut-être un peu moins de longueur.

 
8 – Domaine Raymond Trollat (Saint-Joseph).

Commentaires de Pierre Citerne

Visite dans un chai à l’ancienne. Un accueil simple et convivial, à la bonne franquette. Des vins dotés d’une belle rusticité.

Les vignes sont désormais entre les mains attentives des domaines Gonon, Desestret et Darnaud.

Domaine Raymond Trollat Vin de Pays 2001 :

Notes : DS14 – PC14,5 – LG14,5 – MS(Non noté).

(100% Chasselas)

– Doré, gras, discret aromatiquement mais bien présent en terme de texture, reste frais.

 

Domaine Raymond Trollat Vin de Pays 1994 :

Notes : DS14,5 – PC15/15,5 – LG15 – MS(Non noté).

(100% Chasselas)

– Robe un peu plus soutenue ; nez fumé, un peu réduit au départ (alliacé, cacahuète) ; bouche cohérente, avec une acidité ferme et cet alliance gras/fumé/salin qui lui donne une cachet particulier et qui convient fort bien à l’excellent saucisson de Madame Trollat.

 

Domaine Raymond Trollat Saint-Joseph 2004 :

Notes : DS14/13,5 – PC15/15,5 – LG14 – MS(Non noté).

– Frais, poivré, de la mâche, de la finesse, de la vigueur, surtout beaucoup de franchise.

 

Domaine Raymond Trollat Saint-Joseph 2001 :

Notes : DS13 – PC14,5 – LG14,5 – MS(Non noté).

– Encore dense, épicé, moins de fruité que dans le 2004 mais un beau jus décidé, avec une petite saveur truffée.

 

Domaine Raymond Trollat Saint-Joseph 1994 :

Notes : DS15,5 – PC15,5 puis 16,5… – LG15,5 – MS(Non noté).

– Robe un peu voilée ; nez extraverti, de gibier, de lièvre au sang (marinade au laurier…), et surtout beaucoup de fruit, rouge, frais, qui ressort de plus en plus à l’aération ! Bouche vivante, glissante, merveilleusement fruitée ; cette inattendue gourmandise est un vrai bonheur, on se ressert.

 

Domaine Raymond Trollat Saint-Joseph « Vieilles Vignes » (mise Lelektsoglu) 1994 :

Notes : DS13 – PC(13/14) – LG(?) – MS(Non noté).

– Robe plus dense que l’autre 94 ; le nez renarde, paraît plus cuit ; la bouche est fatiguée, sèche, vraiment pas bonne au premier contact, ça va un peu mieux à l’aération, mais les tannins restent rugueux et le fruit fait défaut.

 

Domaine Raymond Trollat Saint-Joseph 2005 :

Notes : DS14 – PC15,5/16 – LG14,5 – MS(Non noté).

– Encore en cours d’élevage. Robe dense ; nez de confiture (fraise, framboise, myrtille, mûre…), explosif, alléchant. La bouche est encore très chargée en CO2, plus fraîche que le nez, avec un grand fruit frais, des tannins présents.

 
 

Quelques remarques très générales en guise de conclusion

 
 

Très déçu par le restaurant « les cèdres » à Grange lès Beaumont (2 macarons, largement immérités sur le déjeuner produit ce jour-là) :

  • amuse-bouches banals
  • St-Jacques et bar de qualité moyenne, cuissons trop appuyées, manque d’harmonie dans un plat approximatif assez impardonnable
  • faisan trop fade
  • cerf trop cuit
  • rôtie de palombe heureusement goûteuse
  • desserts moyens
  • service peu congruent, niveau école hôtelière
  • service du vin ridicule
  • tables de notables encravatés, bruyantes, peu sensibles à la qualité réelle des plats, apparemment plus sensibles au décor

De grands vins chez Chave (intellectualité) et Jamet (sensualité de texture et de goût).

De très beaux vins chez Allemand, Clape et Gasse.

Grillet est vraiment à part : c’est un vin surprenant, de longue garde.


Déception en Cornas chez Alain Verset. On y a dégusté des vins maigres et répétitifs, probablement victimes de rendements trop élevés.


Les vins découverts chez Raymond Trollat affichent sans vergogne une rusticité aboutie.

 

Il y a eu, en début de voyage, une visite intéressante chez Rémy Pédréno, au Roc d’Anglade qui nous a dévoilé ses vignes et son approche de la fraîcheur.

De beaux 2007, avant assemblage, friands. Une fois assemblés, plus difficiles à juger en l’état, comme pour les 2006.

VdP Gard Roc d’Anglade rosé 2007
Notes : DS15 – PC (Non noté).

Beau rosé, floral, fruité, épicé, bien gourmand.

VdP Gard Roc d’Anglade blanc 2006
Notes : LG15,5 – DS16 – PC15

Notes grillées de chardonnay, évoquant curieusement Coche-Dury ou Tissot. Elles accompagnent des senteurs

de noisette, de citron, de minéral, de pomme. Bouche décidée, portée par une acidité sûre (le vin n’a pas fait de

malo).
VdP Gard Roc d’Anglade 2005
Notes : LG15,5/16 – DS15 – PC15

Nez de classe : floralité, figue, pain d’épices, minéral (craie). Bouche fine et fraîche. Ardue, avec une certaine

rectitude, réservée, le fruit sera plus apparent à la fin du repas.

VdP Gard Roc d’Anglade 2003
Notes : LG15,5 – DS15 – PC15

Nez très mûr : figue, laurier, datte. Il lorgne vraiment vers Châteauneuf. Bouche aux notes confites mais sans lourdeur, de belle tenue, tout en finesse.

 
 
AUTRES VINS DEGUSTES

Commentaires de Laurent Gibet

 

On liste ci-dessous un certain nombre de vins dégustés en dehors des visites chez les producteurs, le plus souvent à l’aveugle :

 
 
 
Sylvie Spielmann Riesling Kantzlerberg 1997 :
Notes : DS15 – PC15,5 – LG15,5 – MS15,5.

Nez de Riesling, fin, composé principalement de notes nettes, délicates et retenues de pastille vichy, de camomille, de pétrole, de citron. Bouche pure, douce (mais avec une acidité satisfaisante), sans tapage, conviviale (avec sa petite rondeur sucrée en finale). Effet millésime (elle a donc bien vieilli, au passage).

Sauternes Rieussec 1999 :

Notes : DS17,5 – PC17,5 – LG18 – MS18+.

Senteurs très « sauternaises » : datte, abricot, miel, safran, orange amère, gentiane. Riche mais avec une nervosité déterminante. Etincelant, fin, persistant. Une grande gourmandise, comme à Genève chez Alain début décembre 2007.

Domaine Semper Maury Orange Ange d’Or :

Notes : DS14,5 – PC14,5 – LG15,5 – MS 15.

Senteurs sucrées de caractère : brioche chaude, caramel, beurre fondu, caramel, sureau, raisin sec, rancio (impression de Cointreau). Beau mutage pour ce vin parfumé, gourmand, aimable, un tout petit peu languide.

Barbera d’Alba Giacomo Conterno 2004 :

Notes : DS15 – PC15,5 – LG15 – MS(Non noté).

Un gros fruit (fraise), assez transalpin, accompagné de notes de café, d’amande, de fleurs, accueille le dégustateur. Bouche sans concession, dense, alcoolisée, acide. Austérité fruitée, qui demande peut-être un effort (culturel).

Ostertag Gewurztraminer Fronholz SGN 2002 :

Notes : DS16/15,5 – PC15,5 – LG17 – MS(Non noté).

J’adore ces arômes extrêmes, délurés, rutilants, que certains peuvent trouver limite écoeurants. Le vin est épicé, musqué, tout en tendresse florale et fruitée : rose, abricot, clémentine, marmelade d’orange, lychee aussi bien sûr. Une vraie patte de velours que ce nectar charnu et charnel, savoureux, bien équilibré. La décadence sans vulgarité …

Châteauneuf-du-pape Pignan 2003 :

Notes : DS15,5 – PC16 – LG15 – MS(Non noté).

Style maison, avec la grâce aérienne un peu en retrait toutefois (car les senteurs sont un peu lourdes, confites et la magie olfactive n’est pas totalement au rendez-vous sur ce millésime). Notes caractéristiques de poivre, de laurier, de figue, de fruits et de fleurs. Relativement alourdi, avec une pointe sucrée et beaucoup d’alcool.

Pessac-Léognan Les Carmes Haut-Brion 1999 :

Notes : DS14 – PC15,5 – LG15,5 – MS15,5.

Nez un peu boisé, lacté, corsé, plutôt délicat, empyreumatique : bois brûlé, havane, confiture de cerise, pointe truffée, fumée. Bouche en taffetas, avec pas mal d’alcool. Les tannins et l’acidité excessifs décelés en début de dégustation s’estomperont au bout de quelques minutes. Le vin devient alors plus velouté, gardant les atouts de son charme aromatique.

Clos Frantin Corton-Charlemagne 1995 :

Notes : DS12 – PC11/12 – LG12 – MS11.

Nez très décevant : boisé, caramélisé, citron confit, genêt, abricot. Tout tend vers une lourdeur écoeurante. Notes d’oxydation (beurre rance, noix). Bouche obèse, plate, courte.

Clos Frantin Grands Echézeaux 1995 :

Notes : DS12 – PC12,5/13 – LG12,5 – MS13.

Notes de pinot dans un registre cuit, alcoolisé, avec de la figue et du kirsch. Bouche rêche, acide, étoffée mais de largeur factice. Sur ces 2 vins, indignes de leur origine, nous avons été transformés en cobayes.

Condrieu Clusel-Roch « Verchery » 2006 :

Notes : DS15 – PC15,5 – LG14,5 – MS(Non noté).

Nez musqué, fleuri, doux, fin, lumineux : raisin frais, citron doux, abricot. Bouche nullement variétale, malheureusement handicapée par un peu d’alanguissement (subtil sucre résiduel, alcool peu discret). Un beau Viognier sans ostentation aromatique et avec une trame relativement tenue. Beau choix de vins dans ce « cercle des vignerons d’Ampuis ».

Dard & Ribo Saint-Joseph (blanc) 2006 :

Notes : DS15,5 – PC15,5/16 – LG15,5 – MS(Non noté).

Un vin fruité, frais, sur des odeurs invitantes de nougat et de pomme. Bouche déliée, agréable, goûteuse, de fort belle tenue. Cuisine exécutée par 2 jeunes femmes japonaises, dans ce restaurant recommandable de Tain l’Hermitage (le Mangevins). Très agréable exécution d’une crème brûlée au foie gras (servie froide).

Pomerol Vieux Château Certan 1995 :

Notes : DS16,5 – PC15,5 – LG15,5 – MS(Non noté).

Nez de cabernet, avec du minéral, de la menthe, du café. Evocation de « mon chéri » (cerise à l’alcool). Bouche manquant un peu de fermeté, notablement alcoolisée, pas vraiment convaincante en l’état (nous sommes très loin des superbes 1982 et 1990, en particulier). L’harmonie d’ensemble est-elle définitivement condamnée ?

Sancerre « Monts Damnés » Gérard Boulay 2005 :

Notes : DS17 – PC16/16,5 – LG15,5 – MS16,5.

Nez très mûr et délicat : fleurs et fruits blancs, réglisse (plutôt qu’anis), fumée, craie. Bouche bien construite, limpide, amicale, avec une finale un brin molletonnée.

Droin Chablis Blanchots 1999 :

Notes : DS16,5 – PC16 – LG16,5/17 – MS(Non noté).

Nez baroque, insistant, typé : végétal (tisane, fougère), miel, minéral, fumée, fromage (effluves pas si incongrus que cela d’Epoisses). Matière riche, relativement souple, de beau caractère.

Maremma Toscana – Isola del Giglio – Familia Carfagna – Altura Ansonaco 2006 :

Notes : DS14 – PC15,5/16 – LG14,5 – MS(Non noté).

Cépage ansonaco (appelé aussi parfois ansonica, au domaine Danei par exemple). Senteurs de citron confit, de résine, de pain d’épices. Fond encore fermentaire (cidre). Baroque, ludique. Intéressant à découvrir même si le vin bénéficierait d’un petit supplément d’acidité (pensé à un chenin oxydatif de Calcutt).

Vino da Tavola Bianco Testalonga Perrino Antonio 2006 (Dolceacqua – Ligurie) :

Notes : DS15 – PC14 – LG15 – MS(Non noté).

Cépage vermentino. Fermentaire, poire, citron, fumée. Un petit nez de marsanne ?. Texture fine, plutôt agréable, dont il faudra suivre l’évolution.

Châteauneuf-du-Pape Clos du Mont-Olivet 1994 :

Notes : DS15/14,5 – PC14,5 – LG15 – MS14,5.

On hésite entre pinot noir (Volnay ?), syrah (châteauneuf avec de l’âge ?) et grenache. L’air confirme des senteurs de grenache castelnovien, agrémenté de notes de garrigue et de marc qui aident la décision. Bouche encore décemment fruitée, fine (comme l’est souvent celle d’une châteauneuf), un peu ardente tout de même.

Châteauneuf-du-Pape Clos des Papes 2001 :

Notes : DS16 – PC15,5/16 – LG16 – MS16.

Un vin typé, sudiste, très fin, aux goûts précis de grenache originaire de cette région : fleurs, garrigue, marc, figue séchée. Bouche relativement pulpeuse, épicée comme il se doit (poivre, poivre vert), chaleureuse mais sans lourdeur. Un style assuré qui paraît plus « Rhône Sud » que le très bon Charvin 2001 bu en juin 2007 (16/20). Ce vin encore très jeune a tout pour bien vieillir. Il sera certainement encore meilleur dans quelques années, sur son bouquet, avec une bouche encore plus fondue.

PS : j’ai bien aimé les propos du producteur sur France Info, commentant avec sobriété et altruisme (pour l’appellation en général) les louanges de la presse anglo-saxonne sur son 2005.

Riesling Deiss Burg 1996 :
Notes : DS14 – PC(13) – LG14 – MS14,5.

Nez pointu, légèrement rancioté : minéral, coing, orange, épices, cire, baba au rhum, champignons. Bouche tendue (pas de sucre résiduel), cinglante même, qui fouette le palais sans ménagement. Comme dans le cas du Grasberg 1996 bu en septembre 2007 (qui m’avait paru un peu moins violent), on a également pu penser cette silhouette impitoyable issue de chenin.

Pauillac Lynch-Bages 1990 :

Notes : DS17,5 – PC17,5 – LG17,5 – MS17,5.

Beau kit de senteurs typées Pauillac : cassis, cèdre, graphite, réglisse, cigare. Bouche de grande classe, racée, suave, sobre (elle n’est affectée par aucune langueur parfois coupable sur ce millésime). Très agréable, sur son pallier d’apogée, il ne lui manque qu’un peu de la complétude des meilleurs premiers (Latour) et seconds crus (Las Cases, …).

St-Emilion Château Belair 1986 :

Notes : DS13,5 – PC14 – LG14,5 – MS14.

Nez un peu fragile, pas trop mûr, avec une classe bouquetée pourtant indéniable : poivron, cèdre, cuir, soupçon truffé, mine de crayon, minéral, céleri. Bouche dans un style particulier (la finesse polémique du domaine ?), un peu plate, un peu maigre, évanescente. Le vin  a plus de 20 ans, est issu d’une année difficile (sur cette rive) et son fruit (cassis encore frais) reste assez attachant malgré une trame dépouillée.

Riesling Dr Thanisch BqA 2004 :

Notes : DS14/13,5 – PC14 – LG14 – MS(Non noté).

Typé, gentil, gourmand ; ce petit vin du domaine reste peu vibrant.

Clos de la Roche Dujac 2000 :

Notes : DS17,5 – PC17 – LG17+ – MS(Non noté).

Une très belle bouteille, encore simple aromatiquement, pas encore totalement fondue (boisé présent). Sans tapage, sans flagornerie, elle allie dans un beau volume classe et finesse, dans le style maison, adouci par le millésime. Matière élégante, veloutée, soutenue par une acidité fiable.  Plus prêt que le Clos St-Denis 2001 bu en avril 2007 (il était à la fois plus viril et plus rigide).