Primo-Palatum
27 avril 2001
Chili
11 mai 2001

Domaine Alain Brumont

Dégustation du Domaine d’alain Brumont (Montus, Bouscassé) à Madiran. Le compte rendu sur le lien suivant:

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LES VINS D’ALAIN BRUMONT

 

 
Le samedi 28 avril 2001.

Synthèse des commentaires de dégustation : Pierre Citerne.

Quelques commentaires de contexte :

  • Les vins ne sont pas dégustés à l’aveugle.

  • Nombre de dégustateurs : une trentaine.

  • Le millésime 2000 et tiré sur fut, le 1999 sur cuve d’avant mise en bouteille.

  • PC : Pierre Citerne – DS : Didier Sanchez

  1. Bouscassé « Vieilles Vignes » 2000 :

Notes : PC14 , DS14

  • Couleur noire très dense.

  • Le fruit apparaît expressif au nez, de belle intensité, avec un côté animal et sauvage.

  • Forte structure tannique équilibrée par le fruit, une matière dense qui se développe de façon assez anguleuse.

  1. Montus « Prestige » 2000 :

Notes : PC14 , DS15/15,5

  • Robe aussi dense que Bouscassé, un peu plus brillante.

  • Beaucoup de fruit et une expression déjà complexe au nez, épicé, chocolaté.

  • Tout aussi structuré que Bouscassé, mais la chair est plus ample, veloutée, et le grain tannique plus fin. On trouve déjà en finale ces notes fumées et « ferrugineuses » qui semblent caractériser les vins de Montus.

  1. La Tyre 2000 :

Notes : PC15 , DS15,5/16

  • Beaucoup de finesse, de floralité (violette, lys), dans ce nez au fruité jaillissant et extrêmement séducteur.

  • Structure et richesse de texture comparable à Montus, mais ce sont la fraîcheur et la gourmandise du fruit qui dominent véritablement la bouche.

  1. Bouscassé « Vieilles Vignes » 1999 :

Notes : PC14,5 , DS13,5/14

  • Robe noire, bords pourpres.

  • Fruit intense de cerise noire au nez, que le boisé luxueux, grillé et épicé, ne masque pas.

  • Matière concentrée, texture veloutée en milieu de bouche, avant une reprise en main des tannins virils ; un vin dru, pas empâté, bien typé Madiran.

  1. Montus « Prestige » 1999 :

Notes : PC15+ , DS14,5

  • Nez moins explosif que Bouscassé, mais plus complexe à l’aération : fruits compotés, cacao, fumé, truffe…

  • Chair ample mais très fine, puissamment tannique, saveur racée, fumée et épicée, belle longueur.

  1. Montus « Prestige » 1998 :

Notes : PC14 , DS14

  • Robe dense, rouge sang.

  • Nez assez austère, compact et évoluant dans une gamme aromatique plutôt automnale : tabac, humus, viande.

  • Le fruit est bien présent en bouche, de bon volume, les tannins sveltes paraissent légèrement poudreux en finale, les arômes semblent déjà évolués.

  1. Montus « Prestige » 1996 :

Notes : PC14,5 , DS14

  • Robe dense, rubis nuancé d’orangé.

  • Nez racé, aromatique, fondu, d’esprit presque bourguignon : pointe giboyeuse (lièvre), bois de santal, épices, feuilles mortes.

  • Bouche assez mince mais élégante, dominée par l’acidité, on souhaiterait davantage de chair.

  1. Montus « Prestige » 1995 :

Notes : PC14,5 , DS15/15,5

  • Robe à peine un peu plus dense que celle du vin précédent.

  • Nez fin et fondu : fruité floral racé, notes minérales et fumées.

  • Matière souple, équilibrée, qui ne parait pas extrêmement concentrée, finale élégante d’une belle austérité fumée.

  1. Montus « Prestige » 1994 :

Notes : PC15,5 , DS15,5/16

  • Robe plus dense et plus jeune que les deux précédentes.

  • Nez riche, encore marqué par les notes boisées de l’élevage, pas encore très expressif, possédant néanmoins de belles notes confiturées, épicées et viandées.

  • Bouche volumineuse, dense, équilibrée, aux tannins présents mais enrobés ; un vin complet qui ne semble pas encore prêt.

  1. Montus « Prestige » 1990 :

Notes : PC15,5 , DS15

  • Belle robe grenat sombre aux reflets brique.

  • Nez plein et ouvert, original, avec de fines notes viandées, ferrugineuses, de piment rouge…

  • Matière dense structurée par des tannins encore fermes, bon volume, encore assez jeune aromatiquement.

  1. Montus « Prestige » 1985 :

Notes : PC16,5 , DS16,5

  • Robe évoluée, grenat tuilé mat, encore sombre.

  • Nez tertiaire se développant sur la base d’un fruit confituré très mûr ; complexe et harmonieux, il distille des inflexions « bordelaises » (feuille de cassis, humus, tabac), mais aussi des parfums ferrugineux, fumés, pimentés, originaux et qui s’expriment superbement à l’aération

  • Attaque moelleuse, matière pleine mais svelte ; très belle saveur évoluée, puissante et racé ; finale cohérente, d’une très honorable longueur, tenue par des tannins dénués de sécheresse.

  1. Montus XL 1995 (40 mois de fût) :

Notes : PC14, DS14/?

  • Robe dense et jeune, brillante

  • Boisé très marqué au nez (grillé, fumé, épicé, cèdre), mais on devine un fruit profond derrière.

  • Matière dense, dominée par le bois, l’acidité volatile paraît élevée, les tannins sont encore féroces.

  1. Montus XL 1994 (40 mois de fût) :

Notes : PC15, DS15

  • Nez peu causant au premier abord, impression d’acidité volatile un peu agressive, l’aération libère des notes plus expressives : épices, lard fumé, cuir, boisé grillé.

  • Matière dense, trame serrée, tannins féroces ; un vin assez renfrogné en l’état mais possédant un indéniable potentiel au vu de son volume et de sa structure.

  1. Montus « 36 mois » 1990 :

Notes : PC15, DS15

  • Robe dense, le centre est sombre, les bords sont brique.

  • Nez bien typé Montus (fer, lard fumé, gibier), mais un peu diffus, peut-être un problème de bouchon – légère note liégeuse.

  • Bouche fortement structurée mais de chair veloutée, bonne longueur, saveur prononcée de poivron rouge.

  1. Montus « 36 mois » 1989 :

Notes : PC16, DS16

  • Robe dépouillée, le centre est encore sombre, bel éclat.

  • Nez très riche, solaire, doté d’une personnalité extravertie mais non dénuée d’élégance : fruit confit, tomate séchée, viandox, sauce soja, lard fumé, notes épicées et camphrées.

  • Beaucoup de présence en bouche, assez viril malgré le fruit suave et confit d’une année très mûre ; densité et persistance de bon aloi.

  • Deux vins dégustés au cours du repas, le même soir :
  1. Montus « Prestige » 1989 :

Notes : PC16,5

  • Superbe bouquet expressif alliant un fruit confituré très mûr à des notes précises et racées de tabac, de fer, de terre battue… Certains effluves évoquent Pessac-Léognan, mais l’ensemble a sa propre personnalité, avec plus de naturel et un fruit plus fringant que la version « 36 mois ».

  • Le fruit très mûr procure un caractère nettement moelleux à la bouche, souple, mais tenue par des tannins qui se réveillent en finale, beaucoup de sapidité et de caractère.

  1. Bouscassé « Vieilles Vignes » 1990 :

Notes : PC16,5

  • Robe sombre, encore très jeune.

  • Nez dense, serré, avec un fruité de fruits bleus concentré et très alerte que l’on retrouve en bouche (myrtille, prunelle), des notes précises et typées de cuir, de gibier, de terre battue, de sang.

  • Bouche serrée, svelte, très concentrée, pleine de ressort et de fraîcheur, les tannins sont vigoureux et droits. Parfaite typicité madiranaise, à la fois austère et sauvage, pour ce vin harmonieux et éclatant de vitalité.

Conclusion :

  • Ces vins issus à 100% du cépage tannat affirment des caractères organoleptiques spécifiques en fonction des terroirs :

  • Bouscassé (argilo-calcaire) svelte, dru, avec une gamme aromatique typiquement madiranaise (fruits bleus et noirs, terre battue, gibier) ;

  • Montus (gros galets roulés) plus velouté, doté de tannins plus complexes et d’arômes originaux qui évoquent parfois les vins de Graves (fumé, tabac, feuilles mortes, épices, brique chaudes, piment rouge, fer rouillé…). Il sera intéressant de suivre l’affirmation de la personnalité de la nouvelle cuvée « La Tyre ».

  • S’ils semblent digérer sans problème leur élevage en bois neuf et affirment assez rapidement le caractère de leur fruit et de leur terroir, les tentatives d’élevages plus long des mêmes sélections (cuvées XL et 36 mois) n’ont pas engendré pour l’instant des vins plus intéressants ou plus agréables que les cuvées « prestige » des millésimes correspondant, souvent plus harmonieuses et expressives.

  • Il faut signaler un problème récurrent de variation entre bouteilles du même millésime (notes liégeuses sur quatre des dix-sept cuvées dégustées) ; c’est d’autant plus dommage que ces vins se révèlent réguliers dans la qualité et la typicité.