Les Beaujolais
23 février 2001
Cote-Rotie
12 mars 2001

Delas

Dégustation thématique autour des vins de la maison Delas en Rhône Nord. Le compte rendu sur le lien suivant:

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LES VINS DE LA MAISON DELAS

DANS LE RHÔNE NORD

 

 

Le mercredi 07 mars 2001

Synthèse des commentaires : Laurent Gibet

Quelques commentaires de contexte :

  • Les produits ne sont pas dégustés à l’aveugle.

  • Nombre de dégustateurs : près de 40.

1. Condrieu – Clos Boucher 98 :

Note : 14
  • Robe jaune moyennement intense, brillante et limpide.

  • Nez typé de viognier, pur et assez complexe : fruits blancs très mûrs (pomme, pêche), abricot, fleurs, miel, vanille, amande. Une note anisée se dégage après aération. On devine un vin opulent.

  • La bouche confirme ce pronostic. Elle s’avère très grasse, marquée par les notes du nez, complétées par des notes épicées et de pâte de coing. Boisé intégré, finale réglissée et longueur correcte. On a affaire ici à un vin particulièrement riche, aux arômes flatteurs, dont le défaut majeur consiste en un manque de nervosité (déficience en acidité et en minéralité). Ce diagnostic est malheureusement trop fréquent dans le cas des vins de « condrieu ». Après une attaque et un milieu de bouche agréables qui tapissent bien le palais, la finale se révèle ainsi un peu lourde et alcooleuse, et est desservie par un manque notable de fraîcheur. Comme souvent pour ce type de vin, boire sur la jeunesse, sans trop attendre.

2. Hermitage blanc – Marquise de la Tourette 89 :

Note : 14,5
  • Belle robe dorée, intense mais sans virer au brun, trahissant une évolution (relative) du vin. Reflets orangés légers.

  • 1er nez évolué, exhalant des notes de cire, de champignons secs, d’orange confite. Ce nez évolué surprend un certain nombre de dégustateurs. Le 2ème nez ajoute des notes de fruits (pomme cuite, coing), d’anis, de guimauve, d’épices. En conclusion, un joli nez évolué (mais sans trop) et complexe.

  • La bouche reprend à son compte ces notes aromatiques. Délicate, elle exprime ses qualités en finesse sur une longueur correcte. Matière moyenne, pour un vin qui ne roule pas des mécaniques et qui peut ainsi décevoir certains dégustateurs. Le vin, en déclin depuis plusieurs années déjà, est à boire rapidement, sur un plat plutôt délicat. Il souffre comme dans le cas précédent d’un manque de nervosité (moins marqué toutefois). Une certaine parenté est évoquée avec un rivesaltes (rancio du nez), un vin jaune ou encore un chouchenn (en bouche).

3. Crozes-Hermitage – Tour d’Albon 97 :

Note : 10
  • Robe décharnée.

  • Un nez peu engageant.

  • Une bouche trahissant une évolution précoce, peu nette, particulièrement mince. Vin raté.

Remarque : ce vin a été dégusté de manière analogue lors du voyage du club In Vino Veritas en novembre 2000 (il s’est d’ailleurs classé dernier, parmi près de 300 vins !)

  • CROZES-HERMITAGE « Tour d’Albon » 1997. Notes : DS11 – PC10/11. Moyenne : 10,5.

Nez déjà évolué, typé : lard fumé, rose séchée. Mince et creux en bouche, sans fraîcheur ni charme.

4. Côte-Rôtie – Burgaud 97 :

Note : 14
  • Robe intense, manquant de limpidité (trouble).

  • Un 1er nez fougueux, presque violent, qui surprend : animal, garrigue. Ces notes s’estompent à l’aération et le nez explore alors des notes plus assagies florales (violette), de fruits rouges, d’épices (poivre), d’agrumes (qui confèrent de la fraîcheur) et de cuir.

  • La bouche n’est pas dotée d’une grande longueur. Equilibrée et fraîche (bonne acidité), de concentration moyenne, elle possède certes la finesse d’un vin de « Côte-Rôtie » mais déçoit par son manque de potentiel et de race. Commencer à le boire sur quelques années.

5. Saint-Joseph – François de Tournon 96 :

Note : 12
  • Robe transparente, qui se décharne.

  • Le nez peu intense est évolué : fruits, agrumes, rose fanée, lard fumé.

  • La bouche est décevante. Des notes de fruits (cassis) pour une finale réglissée. Sous-tendue par de l’acidité, elle est simple et courte, mince et manque singulièrement d’expression aromatique. Boire d’urgence ce vin anodin.

6. Cornas – Chante-Perdrix 95 :

Note : 13
  • Robe évoluée, bonne intensité.

  • 1er nez développant des notes de cacao, de fruits à l’eau de vie, d’épices (un côté « mon chéri »). 2ème nez sur des notes fruitées (cassis), d’herbes aromatiques.

  • La bouche, sur des notes de cassis et d’épices, révèle un équilibre et une longueur corrects. Bonne acidité. Matière moyenne, qui finit un peu sèche. On retrouve ici le côté tannique et corsé des vins de Cornas, pour un vin un rien revêche, ne procurant pas un grand plaisir. Boire.

7. Hermitage rouge – Marquise de la Tourette 88 :

Note : 13,5
  • Robe évoluée, moyennement intense.

  • Nez évolué, offrant des notes de cacao, de fruits à l’alcool (cassis, cerise), d’herbes aromatiques, d’épices. Notes animales viandées (un côté « viandox »).

  • La bouche est d’ampleur moyenne. Elle présente des signes de fatigue certains malgré une persistance en bouche encore raisonnable. Un vin qui manque de race, d’éclat, de puissance, qui aurait déjà du être bu depuis plusieurs années.

8. Saint-Joseph blanc – Les Challeys 99 :

Note : 14,5
  • Belle robe dorée, brillante.

  • Nez avenant, frais expressif : bonbons, acacia, guimauve, fruits blancs.

  • La bouche est à la hauteur du nez : gourmande et fruitée. Un vin particulièrement réussi, simple mais franc et désaltérant (doté d’une bonne acidité, ce qui n’est pas si fréquent pour l’appellation). Finale légèrement réglissée.

9. Saint-Joseph rouge – Les Challeys 99 :

Note : 13,5
  • Robe violacée, jeune, bonne intensité.

  • Nez fruité et floral, plutôt simple.

  • La bouche convainc moins que celle du blanc. Elle reste simple et modeste, peu loquace aromatiquement, sans charme particulier.

Conclusion :

  • Une dégustation en demi-teinte, qui confirme le jugement moyen porté sur cette maison lors du voyage de novembre 2000 (Burgaud ne tire pas non plus son épingle du jeu).

  • Notons que les grands cuvées de la maison n’ont pas été dégustées (Hermitage Bessard, Côte-Rôtie Landonne, …)

  • Les vieux vins ne montrent pas une aptitude réelle au vieillissement. Ils montrent des signes d’usure manifestes.