Notre Histoire

In Vino Veritas, c’est l’histoire d’une bande de passionnés, la plupart amateurs.

Une histoire d’hommes, de femmes, de camaraderie, d’amitié comme de disputes ou même de ruptures ; une aventure humaine assez ordinaire mais animée d’une passion qui l’est un peu moins... Une histoire intense, riche, vécue avec une boulimie sans cesse entretenue, chaque semaine, depuis maintenant 25 ans...
Tout commence en 1994 où une petite poignée se retrouve dans le salon de Didier Sanchez, quelque part dans la campagne lauragaise.

Didier, la clé de voute du club, sans doute le plus fêlé d’entre nous, capable de transformer toute une partie de son sous-sol en salle de dégustation professionnelle, équipée dans les moindres recoins... Infatigable, c’est un leader à la rigueur hors pair qui n’a jamais cessé de nous accueillir, d’organiser nos rencontres, de gérer tant les hommes que les dégustations, les projets, les déplacements, les repas, les travaux de compte rendu... Pour reprendre un mot qui lui est cher, il est « é-nor-me » ! Sans lui, le club ne serait pas.

Mais pour qu’une telle histoire s’inscrive ainsi dans la durée, rien ne serait possible sans l’investissement de quelques lieutenants, la fidélité sans faille d’une douzaine d’irréductibles, la participation discrète mais régulière de tous les amoureux du vin qui viennent déguster chaque mois ou presque chez Didier, sans le passage parfois éphémère mais toujours bienvenu de quelques amateurs curieux...

Une histoire donc banale, simple, faite de partages, de soif de découverte comme de plaisirs gustatifs, mais vécue avec ambition, ou plutôt une énorme envie qui nous a offert l’opportunité de goûter presque « tout », et de goûter encore...

Car l’aventure continue...

In Vino Veritas est une association loi 1901.

Didier, récemment retraité, en est son légitime Président.

Cécile Debroas Castaigns, artiste, diplômée en DNO, en Master in Wine Managment de l’OIV, formatrice officielle de la Wine Spirit Education Trust (dont elle est niveau 4), est à la fois notre ambassadrice de charme et notre infatigable Secrétaire : engagée sur tous les fronts, elle court, toujours en talons hauts, vignobles, salons, tables gastronomiques, tout en écrivant une partie des comptes rendus du club... et toujours avec le sourire ! What else ?

François Martinez est notre Trésorier, rôle ingrat mais en partie sous-traité à sa femme, ce qui a tendance à nous rassurer ! En bon maître d’école, il ne se déplace jamais sans son petit carnet et son stylo, prompt à noter tant la moindre trace de chèque que ses commentaires œnophiles... C’est aussi notre reporter photo, l’œil rivé sur sa visée Reflex pour attraper tant nos bouilles que les paysages de nos balades viticoles...

Ce Bureau nous réunit tous les ans à la rentrée de septembre dans un restaurant toulousain pour une Assemblée Générale bordélique à souhait où la rigueur des bilans et projets annuels laisse rapidement place à un feu d’artifice de magnums.

La boucle est bouclée début juillet, dans le jardin ombragé de notre couple trésorier, pour un banquet digne de Goscinny, toujours au son des magnums, alimenté dans la plus pure tradition de l’asado argentin grâce à notre Maradona de la grillade, Ariel ; toujours au feu de bois, cet artiste nous cuit agneaux ou pièces de bœuf spécialement sélectionnés pendant des heures, jusqu’à la perfection. Avant de sortir les cigares et de finir tous confits !
Le fonctionnement du club

Cotisation annuelle de 30 €.

Historiquement, un rendez-vous mensuel autour d’une vingtaine d’échantillons sur une thématique choisie : horizontale, verticale, France, étranger, prestige, découvertes, absolument tout y passe !

Longtemps montées grâce à des investissements conséquents de Didier, ces séances sont maintenant organisées par chacun de nous, usant de nos réseaux, de nos caves, d’Internet et de nos téléphones pour trouver et rassembler les vins.
Les séances sont de type analytique avec la volonté de produire à chaque fois un compte rendu détaillé.
Le coût des séances correspond au montant total des bouteilles divisé par le nombre de dégustateurs.

A cela s’ajoute un rendez-vous hebdomadaire réservé aux participants aux différents concours de dégustation à l’aveugle comme ceux de la RVF et du caviste espagnol Vila Viniteca.

Réunions moins formelles, entièrement organisées par un volontaire avec rotation périodique, longtemps construites dans une optique précise d’entraînement, elles ont sans cesse évolué pour aujourd’hui s’articuler autour d’une thématique libre qui peut aller de l’exercice de révision bête et méchant aux accords mets et vins les plus attentifs, de la quille de supermarché au Musigny d’un grand millésime !

Pas de règles ni d’a priori : chacun est libre d’offrir aux autres ce dont il a envie...

Notre palmarès

Notre première fierté, c’est une production ininterrompue de comptes rendus de dégustation : des centaines, même des milliers d’échantillons dont la mémoire a été figée par l’écriture.

Après une année 2018/2019 sans capacité de publication du fait de la refonte de notre site, son nouveau lancement nous permet de reprendre le rythme tout en dépoussiérant l’accès à notre bibliothèque...

Si écrire n’est évidemment pas aussi essentiel que déguster, la volonté du souvenir a légitimé cette démarche, comme celle du partage, en phase avec nos valeurs du vin.

Une page Facebook a d’ailleurs été ouverte, toujours dans ces perspectives, mais sur un support différent pour élargir notre public.

Le club a aussi eu ses moments de gloire en compétition à l’aveugle, ne comptant plus ses succès et autres places d’honneur en championnat de France RVF, individuel ou par équipe, d’Europe, du Monde et même au redoutable concours espagnol Vila Viniteca.

Difficile de mieux faire.

L’aventure continue toujours, chacun y cultivant sa motivation : le goût de la compétition pour certains, l’envie de s’amuser sans se prendre au sérieux pour d’autres, l’occasion de passer des week-ends dans le vignoble, de rencontrer vignerons et amis concurrents, soit enfin l’occasion de nouveaux banquets... Pour être honnête, c’est un peu tout ça qui, après tant d’années, nous maintient tous dans la course...

Les membres du club

Si nous comptons bon nombre de lecteurs fidèles, si une quarantaine de cotisants re-signent sans hésiter chaque année, si une bonne moitié reste discrète mais régulièrement présente, un noyau dur (très dur même !) mérite un petit éclairage...

Laurent Gibet est notre plus ancien pilier ; il est sans contestation celui qui a le plus écrit pour le club. Le plus bavard, le plus actif sur la toile, il boit, respire et vit le vin sans guère de concessions (c’est notre « emmerdeur » officiel) ; une sorte d’Obelix tombé dans la marmite quand il était petit. Caractéristiques : des chemises rien qu’à lui, une haine farouche du Smartphone et un faible pour les belles étiquettes.

Miguel Sennoun, son partenaire de l’ombre, aussi discret que redoutable verre en main, a le mot sobre mais juste, rarement à côté de son échantillon. Régulièrement impliqué dans nos interfaces informatiques, il préfère la camaraderie, la fourchette et le godet aux palabres inutiles. C’est pour ça qu’on l’aime !

Attila Aranyos, notre hongrois préféré, est la générosité même ! Dans le rire, la gourmandise, la cuisine, la curiosité, son implication, on pourrait croire qu’il a trouvé le secret des journées de plus de 24 h... Tout va vite : en voiture, au clavier, au téléphone, aux fourneaux, il déguste et bosse en même temps, apprend plus rapidement que n’importe qui et, tout en semblant mener 15 vies à la fois, monte une grande partie des dégustations du club, importe de Hongrie, du Portugal, d’Italie, d’Espagne... Indispensable Attila !

Philippe Escapat, le plus bordélique d’entre nous, incapable de savoir combien sa cave a de bouteilles, encore moins de savoir où elles sont rangées, est aussi incapable d’arriver à l’heure ; mais c’est celui qu’on attend tous. Expert es Bourgogne, mais aussi des ferias de Bayonne et Pampelune, il dévergonde régulièrement le bout de table en sortant autant de pitreries que d’autres essaient d’être sérieux dans leurs commentaires... quand il ne s’endort pas dans son verre...

Hervé Cuzon, l’homme de Chavignol, n’aura jamais réussi à nous sevrer de Monts Damnés, Culs de Beaujeu et autres Grandes Côtes... mais ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Calme mais efficace, plus avide de bonne chair que de longs discours, il défend sans faiblesse l’idée que le plaisir doit rester la ligne directrice du club ; essentiel.

Eddy Gautier, l’homme de Chinon pour qui le cabernet franc et le chenin sont, sans aucune contestation possible, les plus grands cépages de France et d’ailleurs ! Pas chauvin pour un sou, ce rabelaisien pure race n’est jamais aussi bon dégustateur que le lendemain d’un repas gargantuesque : pour preuve son titre de champion de France de dégustation remporté citrate de bétaïne dans le verre et lunettes de soleil sur le nez pour cacher cernes et yeux rougis par la veillée... Un phénomène notre Eddy !

Walter Labouyrie, recruté à prix d’or lors du mercato 2015, a mis rapidement tout le monde d’accord fourchette en main gauche et Spiegelau dans la droite : bien plus fin dégustateur que sa carrure de 3ème ligne et son accent laisseraient supposer, Monsieur le Directeur de Terroir & Co nous a apporté son talent et une joie de vivre incommensurable. Un vrai potentiel de pilier... de 3ème mi-temps !

Nicolas Chabot a franchi notre porte fin 2016 ; il ne s’en est pas encore remis. Tel un gosse au rayon jouets des Galeries Lafayette, il semble baigner dans une sorte d’euphorie contagieuse...
Il nous replonge des années en arrière où l’envie de rentrer dans tous les beaux domaines justifiait coups de fil, lettres et déplacements ! Un regain de motivation qui rajeunit le club...

Jean-Michel Perrussan et Alexandra Cadet, « the Koople » réuni par l’entremise du club, redoutables bons vivants, fêtards et dorénavant patrons du bar à vin le plus célèbre du Bas-Armagnac (le Bar du Marché à Eauze) que même les américains nous envient : ils en ont fait ce qu’on a toujours cherché au club, le paradis des amoureux du vin... Ils nous manquent mais, bien entendu, restent membres d’honneur à vie !

Maxime France, regard bleu, barbe de 5 jours, jamais un mot plus haut que l’autre mais un sens aigu du détail, un faux ermite de la campagne nègrepelissienne pour qui l’amitié, le partage, les beaux produits et la table sont des règles de vie. Excellent dégustateur, cuisinier expert, son influence parmi nous pour fêter le vin de la plus noble des manières a été déterminante. La distance a eu raison de sa présence mais, même tourné vers l’import de vins italiens, il n’en oublie jamais ses vieux copains : les retrouvailles sont des fêtes. A table, comme il se doit !

Difficile de parler de soi. J’ai découvert le club en octobre 2006 au cours d’une première dégustation, verticale de Cos d’Estournel jusqu’en 1928... Coup de foudre. Parmi les fidèles lieutenants, mon dada fut plus technique, consacré aux comptes rendus que j’ai cherché à « professionnaliser » : rigueur de mise en page, supports visuels plus attrayants, insertion des photos de robes, densification des présentations. Ayant rejoint Montpellier, ma participation n’est plus d’actualité, mais par-delà le club, plus encore que le vin, j’ai gardé pour moi un groupe d’amis des plus précieux. Ce qui me manque le plus aujourd’hui...