Loire liquoreux 1995
8 octobre 2001
Chateauneuf du Pape 1998
19 octobre 2001

Vins de Pays du Languedoc

Compte rendu de divers Vins de Pays du Languedoc. Le compte rendu sur le lien suivant:

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Les Vins de Pays du Languedoc

 

 

Le lundi 8 octobre 2001

 

 

Synthèse des commentaires de dégustation : Laurent Gibet.

Quelques commentaires de contexte :

  • On trouve dans cette dégustation une sélection des cuvées du Languedoc en appellation « vin de pays » (VdP) ou « vin de table » (VdT).

  • Les vins sont en partie dégustés à l’aveugle.

  • Nombre de dégustateurs : 24.

  • PP : Pascal Perez – DS : Didier Sanchez – LG : Laurent Gibet – PC : Pierre Citerne. CF : Cabernet Franc – CS : Cabernet Sauvignon

1- Domaine de Valensac – VdP d’Oc – Grand Valensac 1998 :

DS : 13,5 – PC : 14 – LG : 14 – PP : 13,5. Note moyenne : 13,75 – Prix : 40 F

  • CS, grenache, merlot.

  • Robe intense, brillante.

  • Nez assez complet, mêlant des notes animales, de grillé (torréfié), florales (violette) et fruitées (cassis). On peut lui reprocher une certaine lourdeur.

  • La bouche reprend à son compte le boisé grillé décelé au nez. Elle est relativement ample et fraîche mais reste un rien rustique et étriquée (peu de longueur).

2- Domaine Rimbert – VdT – Le chant de marjolaine 1999 :

DS : 12 vers 11 – PC : 12,5 – LG : 11,5 – PP : 12. Note moyenne : 12 vers 11,75 – Prix : 50 F

  • Carignan.

  • Robe de bonne intensité colorante.

  • Nez marqué par des notes florales et d’agrumes (orange confite). Notes complémentaires de thym, romarin, eucalyptus.

  • La bouche est légèrement perlante, marquée par le gaz carbonique. La dissociation sucrée est étrange. Notes poivrées intenses (qui évoquent bien le carignan).

  • Ce vin a été mieux dégusté (plus réussi, plus typique) il y a quelques mois. Il manque de cohérence et le léger pétillant peut indiquer une reprise de fermentation. A revoir.

3- Domaine des Creisses – VdP d’Oc – Les Brunes 1998 :

DS : 13,5 – PC : 12,5/13 – LG : 12,5? – PP : 13,5. Note moyenne : 13/13,1? – Prix : 200 F

  • Syrah, grenache, mourvèdre, CF à proportions égales (25%).
  • Une des robes les plus intenses de la soirée, tirant sur le noir, opaque.

  • Des notes liégeuses résistent à l’aération. Elles seront retrouvées en fin de dégustation, en regoûtant cet échantillon. On est à la limite du bouchon (il n’y a pas unanimité parmi les dégustateurs). Des notes de fruits secs, confits, de vanille parviennent tout de même à percer.

  • La bouche semble révéler une forte extraction. Belle trame acide et fortes notes poivrées. Le vin ne se déguste pas dans de bonnes conditions : il apparaît « techno » et est corrompu par cette expression à la limité du « bouchonné », avec une finale un peu chaude.

  • Les notes liégeuses rendent cet échantillon suspect. Regoûter une autre bouteille s’impose.

4- Domaine Lisson – VdT – Echelles de Lisson – cuvée Abbé Rozier 1998 :

DS : 12 vers 11 – PC : 11 – LG : 11 – PP : 12. Note moyenne : 11,5 vers 11,25 – Prix : 150 F

  • Mourvèdre (30%), CS (35%), CF (15%), Merlot (10%), malbec (5%), Petit Verdot (5%)

  • Ici encore, robe intense.

  • Le nez est caractérisé par une belle finesse, rassemblant des senteurs avenantes : florales (violette), agrumes (orange), tabac.

  • La bouche est malheureusement décevante, à cause de sa forte sécheresse. Il est alors difficile de croire à l’avenir de ce vin, dont on attendait beaucoup.

5- Mas Haut-Buis VdT 1999 :

DS : 12,5 – PC : 12 – LG : 12 – PP : 13. Note moyenne : 12,4 – Prix : 45 F

  • Moitié grenache, moitié merlot.

  • Robe peu intense, mate.

  • Nez de facture languedocienne plus classique, associant des notes de poivre, de garrigue, de tabac.

  • La bouche possède une matière un peu fluette, avec une légère sensation sucrée en finale.

6- Domaine de Limbardie VdP de l’Hérault – fût 1998 :

DS : 14,5 – PC : 14,5/15 – LG : 14,5 – PP : 14,5. Note moyenne : 14,5/14,6 – Prix : 70 F

  • CS (70%), merlot (30%).

  • Belle robe, intensité, brillance sont au rendez-vous.

  • Nez boisé (grillé intense), qui n’exclut ni des notes de crème de cassis ni celles d’un début d’évolution (fourrure).

  • Bouche particulièrement soyeuse, de bonne tenue, développant d’agréables notes de fruits, d’orange, d’herbes aromatiques et de poivre. Expression bordelaise plutôt réussie. Belle unanimité de notes.

7- Domaine du Poujol – VdP de l’Hérault – La bête noire1998 :

DS : 11,5 – PC : 12,5 – LG : 12,5 – PP : 13. Note moyenne : 12,4 – Prix : 65F

  • Moitié CS, moitié carignan.

  • Robe violacée, intense.

  • Le nez offre une palette aromatique intéressante : agrumes, réglisse, animal, garrigue, balsamique.

  • La bouche, austère et dotée d’une finale à la limite de la sécheresse, est marquée par le cabernet sauvignon.

8- Daumas-Gassac – VdP de l’Hérault 1998 :

DS : 14,5 – PC : 14,5 vers + – LG : 14 – PP : 14,5. Note moyenne : 14,4 vers + – Prix : de 300 à 500 F

  • 90% de CS et plusieurs autres cépages minoritaires divers (pinot noir, CF, malbec, syrah, merlot, tannat, …) pour ce vin, qui fut un précurseur.

  • Robe intense.

  • Nez relativement complexe, qui conjugue des notes de cassis, de noix fraîche, de poivre. Typé et floral, avec de surcroît une pointe animale. Boisé intégré.

  • La bouche possède la raideur du CS. Bénéficiant d’un millésime (très) favorable, elle s’avère ici particulièrement fraîche et grasse, déjà abordable. Les prix demandés par certains cavistes (entre 250 et 600 F) sont déraisonnables.

9- Domaine de Camplazens l’Ermitage VdP d’Oc fût 1998 :

DS : 15 vers 14 – PC : 14 – LG : 15 – PP : 15. Note moyenne : 14,75 vers 14,5 – Prix : 130 F

  • CS, syrah, merlot.

  • Belle robe intense.

  • Le nez est marqué par un boisé prononcé (lactique, caramel). Notes de fumée, de tabac, de champignon, de cassis, de cacao. On imagine une forte chauffe des barriques.

  • La bouche est fraîche et de longueur correcte, alliant raideur et caractère soyeux. Finale astringente et sensation d’un léger sucre résiduel. Le boisé « extrême » de ce vin (un côté « nouveau monde ») ne fait pas l’unanimité.

10- Cos de la Belle – VdP du Gard 1999 :

DS : 15/15,5 – PC : 15/15,5 – LG : 14 – PP : 14,5. Note moyenne : 14,6/14,75 – Prix : 160 F

  • Syrah.

  • Robe de belle intensité, un peu mate.

  • Nez subtil, très syrah rhodanienne, associant dans un bel ensemble aromatique des notes de réglisse, de violette, de gibier. Certains dégustateurs lui reprochent toutefois une pointe agrume (orange) prononcée.

  • La bouche ne suit malheureusement pas : elle manque de nerf, de longueur. On aimerait un fruit plus présent. Finale un peu chaude pour une bouche de plus un peu lourde, ce qui est étonnant connaissant la philosophie du vinificateur. On rappelle en conclusion que les vins sont dégustés trop chauds (22°). On a pensé au millésime 98 en train de décliner.

11- Les Terrasses d’Elise – VdP de l’Hérault 1998 :

DS : 15 – PC : 15 – LG : 14,5/15 – PP : 15,5. Note moyenne : 15/15,1 – Prix : 175 F

  • Syrah.

  • Robe tirant sur le noir.

  • Légère volatile au nez, intense et profond. Des senteurs de poivron, de feuilles sèches, de réglisse. Un côté végétal (artichaut, asperge)

  • La bouche est dotée d’une bonne longueur, pour une trame droite, vertébrée. Dommage qu’il subsiste ces notes curieuses de fruits blets.

12- Le Mas d’Aimé – VdT – cuvée Ste-Catherine 99 :

DS : 14 vers 13,5 – PC : 14 – LG : 13 – PP : 14,5. Note moyenne : 13,9 vers 13,75 – Prix : 70 F

  • Grenache.

  • Peut-être la robe la plus diaphane, mate.

  • Nez de confiture, de rafle. Curieuses notes de fruits exotiques (durian, fruit du jacquier) : on est pas loin de senteurs désagréables (en tout cas pour un nez « occidental »).

  • La bouche propose une trame fluide de grenache (on pourrait aussi penser au pinot noir). Finale sur l’anis étoilé. Un vin tout en finesse, à part.

13- Domaine de la Colombette – VdP des Coteaux du Libron 98 :

DS : 13,5 vers 14 – PC : 13,5 – LG : 13 – PP : 13,5. Note moyenne : 13,4 vers 13,5 – Prix : 120 F

  • Lledoner Pelut.

  • Robe soutenue.

  • Nez très grillé, balsamique, qui annonce du sucre résiduel.

  • En bouche, le bois est très présent (même si l’on devine un fruit initial conséquent). Vin monolithique, qui manque de gourmandise. On a connu cette cuvée (dans d’autres millésimes) sous un meilleur jour.

14- Domaine d’Aupilhac – VdP des gorges de l’Hérault – le Plôs des Baumes 98 :

DS : 13,5 vers 13 – PC : 14 – LG : 14 – PP : 14. Note moyenne : 13,9 vers 13,75 – Prix : 160 F

  • Assemblage bordelais.

  • Robe d’un violacé très intense.

  • Nez profond, compact, avec des notes de cacao, de l’alcool, qui peut rappeler l’expression cadurcienne d’un malbec très mûr.

  • La bouche est relativement raide, astringente, peu conciliante en l’état. Il faudra suivre son évolution, car la matière est ambitieuse.

15- Grange des Pères – VdP Hérault 1998 :

DS : 15,5 – PC : 15,5 – LG : 15 – PP : 15,5. Note moyenne : 15,4 – Prix : 400 F

  • Mourvèdre (40%), syrah (40%), CS (20%).

  • Robe brillante, intense.

  • Nez puissant de bonne facture, avec ses notes animales, subtilement grillées, florales, et agrumes.

  • La bouche est fraîche, fringante, dotée d’un beau fruit. Elle est sérieusement bâtie, mais n’a pour autant rien de renversant (mais il est vrai que l’on déguste à l’aveugle).

16- Cos de la Belle – VdP du Gard 1998 :

DS : 15,5/16 – PC : 16/16,5 – LG : 14,5 – PP : 15. Note moyenne : 15,25/15,5 – Prix : 200 F

  • Syrah.

  • Robe brillante, tirant sur le noir.

  • Nez grillé, sanguin, animal, floral (violette). Certains retrouvent la patte de Rémy Pédréno précédemment décelée sur le 99 (mais la dégustation à l’aveugle nous a fait inverser les millésimes, ce qui est riche d’enseignements).

  • La bouche reprend ces notes très rhodaniennes de syrah, fraîche (c’est d’autant plus intéressant sur ce millésime), encore un peu astringente et sévère (le vin a du potentiel, et là encore, nous avons inversé les millésimes, sous-estimant la capacité à vieillir de ce 98). Un vin qui semble signé, mais dont l’intensité fruitée (que je trouve personnellement réservée en l’état) pourrait se montrer plus explosive (comme ce fut le cas lors de dégustations précédentes).

Conclusion :

  • Une dégustation de niveau moyen, avec plusieurs ratés (il est vrai que les vins auraient mérité d’être bus plus frais).

  • Certaines cuvées (de surcroît chères) déçoivent : Lisson et surtout « Les Brunes » (on espère qu’il s’agit d’un échantillon défectueux ?)

  • Daumas 98 s’en sort bien, mais s’avère ridiculement cher.

  • Cos de la Belle propose 2 vins à la fois proches (aromatiquement) et différents (par leur potentiel de garde). 98 est très réussi. 99 paraît déjà un peu usé (à moins qu’il ne soit pas tout à fait encore en place).

  • On espérait mieux de la Grange des Pères, rare et chère, mieux dégustée il y a quelques mois.

  • Enfin, soulignons que la dégustation à l’aveugle (partiel) s’est avérée intéressante, car elle nous a permis de faire en partie abstraction du prestige de certaines cuvées :

  • Grange des Pères (son prix, sa réputation acquise depuis quelques années, sa rareté)

  • Les Brunes, les Terrasses d’Elise, Aupilhac (cuvées confidentielles ambitieuses émergentes)

  • Lisson (et son caractère intransigeant)

  • et à un moindre titre : Daumas-Gassac, car connu de longue date et toujours autant objet de polémiques quant à ses qualités organoleptiques et sa capacité à (bien) vieillir.